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L'Ero Gène
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23 juin 2007

Et Ta Dame ?

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Ce soir j'ai vu la plus belle chose qu'il m'eut été donné de voir depuis bien longtemps. Quand je dis " belle ", c'est que mes yeux sont allés au-delà du simple caractère physique qu'elle pouvait dégager. Oui, ils sont allés au-delà de ça, se fixant avec affection sur son aura presque magnétique, ensorcelante qu'elle fut à l'autre bout du métro. A y repenser, il y avait presque une sorte de mise en scène, comme si la situation sortait tout droit d'une scène de film, avec ces tunnels défilant à toute vitesse, les bruyants voyageurs aux gueules tristes et minées, rageux d'être entassés, empilés les uns sur les autres en s'effleurant avec dégoût !
Une mise en scène donc, où le héros ne voit plus, n'entend plus, et ne sent plus les bousculades qui se passent autour de son monde. Ce monde où, elle seule vit et respire. Voilà. Il n'y a plus que deux êtres qui subsistent. L'un dans son monde, dans ses pensées, ne se souciant pas de l'autre qui l'observe. Et il y a mes yeux, posés sur elle.

Je suis fasciné par le velouté de son regard qu'elle ne dépose que sur ses futilités de femme contenues au fond d'un sac. Futiles et indispensables. Futiles parce que j'imagine qu'il s'agit de pétillantes artificiences et indispensables parce qu'à ce moment-là, c'est son regard avide de les retrouver, perdues dans son monde à main, qui la rend si belle. Je m'enquéris de connaître le dénouement, mais des ombres passent et repassent devant moi, me cachant l'objet de convoitise. Cela rajoute à la grâce du moment car il me semble tout à coup que mon plaisir vient surement aussi de cette même convoitise. Peut-être que si je l'avais eue de façon immodérée, ma satiété se serait voulue bien plus rapide. Alors j'éprouve le plaisant frisson de la deviner encore et encore, de retomber sur ses yeux, sur son visage et ses petites expressions d'énervement à ne pas trouver ce foutu je ne sais quoi.

Puis, l'espace se vide quelque peu, et je peux me laisser aller à m'éprendre de ma vision. C'est dingue comme cette fille a une âme, un charme. Voilà pour moi la vraie beauté, qui vous fait oublier et perdre la raison, telle une invitation à un voyage intemporel vers la Cité interdite. J'aurais presque l'impression de lui faire l'amour à la regarder comme je le fais, mais puisqu'elle ne me regarde pas, il n'y a pas d'échange, pas de partage. Alors à défaut de lui faire l'amour, je la possède à ma manière. Bien entendu que par la possession (dans un contexte de domination) on peut faire l'amour, mais dans ma situation du moment, cela relève d'autre chose. C'est plus que sexuel.
Je parle souvent de la cérébralité, et bien dans ce cas précis, il s'agit un exemple typique. La cérébralité pour moi, même si parfois il m'arrive de la réduire à de simples pulsions charnelles, est placée à un stade supérieur du contentement. L'esprit bien plus que le corps.
D'ailleurs, si son regard venait à croiser le mien maintenant, cela briserait un peu mon envoûtement. J'aime effleurer l'instant du bout du doigt, et en savourer l'amertume de l'inachèvement après coup. J'en garde un souvenir ému au creux de moi, je m'en nourris - peut-être trop… - mais peu importe. Vibrer ainsi, cela me plaît !

Allez, n'épiloguons pas sur mes états d'âme. Je pourrais vous expliquer en m'étalant ici, m'analyser et psychologier mes pensées dans d'innombrables lignes afin de me vouloir plus rationnel. Mais aucun intérêt !
Tout ce que je vois moi, c'est que plusieurs heures après mon plaisir, j'en vibre encore à un point que vous n'imaginez même pas. Et des orgasmes qui durent aussi longtemps, je n'en ai pas connus beaucoup.
A bon  entendeur…
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13 juin 2007

Doigts

6 juin 2007

"L'Antre-cuisse"

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S'il est une chose qui vous comme moi nous fascine, c'est bien l'entrecuisse. Je ne parlerai  ici que de celle  sur, et dans laquelle j'aime m'étendre (…).
Qu'elle puisse porter , tour à tour adorables et ravissants, étranges ou dépravés, et même vulgaires et douteux, les noms  de "minou",  "chatte", "foufoune", "trou", ne change pas grand-chose à l'affaire, puisque depuis toujours et pour toujours, nous l'aimons, la désirons, et la fantasmons obsessionnellement.

Avec mes yeux d'homme bien entendu, elle est depuis bien longtemps un long sujet de questionnements, tout comme je l'imagine, les femmes peuvent en avoir en ce qui concerne nos membres si tendrement choyés. Ne boudons pas nos incertitudes. La part de mystère qui réside dans ces dernières est peut-être le dernier rempart infranchissable entre Vous et Nous.


" J'aime ta chatte ", oui je l'aime parce que tout simplement je ne la connais pas aussi bien que ce que j'aimerais. Que je suis envieux de ne pas savoir la douce sensation de ton plaisir. De ce plaisir qui semble parfois si délicat et si brûlant, lorsque tu t'agites d'autant de soubresauts quand les secousses font rouler ton corps, frissonnante que tu es quand tu te perds dans les vertiges du " lèche moi encore ! " Alors puisque je l'aime autant que ça "ta chatte" et que je la comprends aussi mal, je continue à en user, à en abuser quelquefois, lorsque tu me le permets,  et je récidive dans mes méprises aussi, lorsque je m'oublie trop et me convaincs sans preuves d'être un bon amant.


Ah oui, mon antre délicieux quand elle me dit "Viens ! ", exquis lieu intime de tant de doux supplices.
C'est bien plus qu'une "chatte" ou qu'une "minette" en fait. Oh, bien sûr que je dis "j'ai envie de ta chatte, j'ai envie de te baiser", mais ce ne sont que des mots crus qui n'arrivent même pas à la cheville de tout ce qui se passe dans mon antre cérébral à moi. Parce que derrière la simple évocation d'une sieste crapuleuse se cache autre chose. A vrai dire, je ne sais pas de quoi je me délecte le plus. Contenter et sentir mon plaisir monter et être assouvi, ou savoir le bien que je peux lui faire avec mes douces attentions. J'ai tendance à dire qu'il s'agit, dans mon cas, de la deuxième hypothèse. Je n'ai pas de gêne à m'oublier, mettre de côté mes envies à moi et uniquement être là pour l'autre. Et si en plus on me le demande…
Mais je crois que derrière cette attitude se cache aussi une certaine part de possessivité ou de domination déguisée. Être conscient que l'on peut asservir sa partenaire au plaisir. J'en reviens à ce que je disais dans un autre message concernant les limites de l'abandon de soi et du contrôle de l'autre. D'innocentes limites manipulatrices !

Mais je m'égare et préfère revenir à une basique simplicité .


La caresser, avec tendresse et candeur, poser ma main sur cette chose si fragile, si douce, et pourtant si capable de donner la vie. Et puis, lorsque mes baisers se font plus pressants et que ma langue se confond dans une polissonne imprégnation, sentir son antre d'entrecuisse lentement perler, et s'ouvrir pour m'offrir le plus enfoui des trésors. Alors, lorsqu'il est ainsi conquis son antre, j'entre.

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6 juin 2007

Bras

4 juin 2007

VentreTorseSombre

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