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L'Ero Gène
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22 juillet 2011

L'Alibi D'Ô

Et d’une et d’eux,
Il n’y a rien qui ne chavire plus,
Que ses yeux,
Tueurs,
Emplis de cette désireuse envie
D'eux, corset délacé et corps étreint
Refermé sur lui-même, abdiquant,
Elle, pleurant sa rêverie humide de se sentir
Eprise, fouillée du regard insolent
De cette âme en absence,
Se perdre un peu plus et à mesure,
Au rythme et en cadence de sa
Tête qui balance, perdue,
Délivrée de l’emprise du bon sens,
Dernier rempart bienséant,
Immorale et souillant
Ses doigts,
Captifs,
Et la main habile lorsque
Soudain, Elle se prend à penser
A vouloir,
Qu’en ce lieu tremblant
Qu’en son ventre ébranlé,
A leur place,
Il n’y ait de place plus que pour lui.

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1 juillet 2011

Des Si, Des La

 

Il y a quelques temps, dans un autre message, je laissais entendre que la séduction n’était ni plus ni moins qu’une tricherie. Un mensonge relayant l’envie de ne montrer de soi que le meilleur pour arriver à ses fins. Se présenter sous un jour qui ne laisse entrevoir aucune ombre. Parce que la séduction est un jeu et que le jeu est toujours mieux apprécié lorsqu’il est gagné. Et c’est donc d’un naturel quasi inné qu’on se fait autre, qu’on use d’artifices et qu’on devient par la force des choses tricheur. Juste pour gagner. Ou devrais-je dire, assouvir.

 

Volontairement, la description que je fais de la séduction est assez noircie car il arrive fort heureusement que l’on puisse séduire sans avoir à user ou à abuser d’un argumentaire pompeux, basé sur la saillance de ses vêtements ou encore sur la manière « enrosée » de faire comprendre à une femme qu’on a simplement envie d’elle. Avouons qu’il s’agit là d’une manière bien plus romantique et idyllique de définir la séduction.

Mais le plus intéressant dans tout ça, et ce quelque soit la manière dont on aborde ou conçoit la séduction, c’est de chercher à comprendre pourquoi et comment le déclic se fait. Je dis bien « chercher à comprendre » et non à le « comprendre ». Ce qui va pousser la personne en face de vous à changer d’avis sur votre personne et à se laisser entraîner du refus catégorique vers l’abandon le plus déluré. Quelle est la parole ou quel est le geste qui va faire basculer la situation ? Que se serait-il passé si cet événement était intervenu un peu avant ou un peu après ? Mystère.

Oh, et puis mieux vaut ne pas le savoir, ne serait-ce que pour conserver un peu de charme et d’inconnu à la rencontre et à cette alchimie qui se crée, parfois.

Comprendre serait de toute façon synonyme de fin, d’ennui, de lassitude ; voir même, de facilité. Il n’y aurait alors plus aucun intérêt à la séduction. Ni au jeu.

Laissons place aux « de si, de là », au chat et à la souris, au sourire complice suivie d’une feinte d’ignorance factice, à ce cache-cache des émotions qui nous rendent et faillibles, et bien vivants.

Décidez la, décidez moi.