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L'Ero Gène
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8 février 2007

L'ardu deal "aime"

Aimer, quel drôle de mot.

Comment une si petite chose peut-elle remuer tant de sentiments en nous depuis la nuit des temps ?

Aimer qui ? Aimer quoi ? Aimer…comment ? Aimer…pourquoi ?

Comment peut-on arriver à se dire que l'on aime plus que l'on ne désire ?

Je pose souvent mes yeux sur des croupes incendiaires, plonge mon regard dans celui qui me fait face, et je ne parviens jamais à savoir si je suis capable d'aimer ce que je vois pour longtemps, de cet amour qui vous lie deux êtres jusqu'au bout de leurs vies, ou si j'aime tout simplement ce que je vois, par simple désir furtif.

Toujours est-il que j'aime poser mes yeux ici et là, une main qui plonge dans un sac, deux jambes qui se croisent sur un siège de métro, un sein qui pointe au travers d'un tissu trop léger. Le vrai plaisir est de savoir que je savoure avec délectation ces instants sans en avoir la permission, et s'il m'arrive parfois de croiser un œil réprobateur… non ça ne m'arrive pas. Je n'aime pas que les femmes soient mal à l'aise face à mon regard perçant, je préfère encore détourner la tête et me priver que de les mettre dans l'embarras. Pour autant, je n'aime pas la véritable exhibition. Je n'y vois aucun charme, aucune sensualité, et il me semble que cela est beaucoup moins excitant que la suggestion innocente et naïve. Si on y réfléchit, cela satisfait juste pour quelques secondes, on a tout, tout de suite, et puis on peut passer à autre chose.

C'est une sorte de contentement qui ne dure que quelques secondes.

J'aime bien mieux deviner et imaginer, laisser toute liberté à mon esprit vagabond.

Aimer, oui. Quel drôle de mot.

Je t'ai aimé toi.

Je ne saurai pas te dire pourquoi, ni comment. Mais je t'ai aimé.

Comment je le sais ?

Dès lors que j'ai compris qu'un autre venait te rendre heureuse, dès lors que j'ai compris que je ne te suffisais plus, j'ai perdu tout désir. Désir de te faire être femme, désir de te voir ou de te parler, désir de partager,… c'est donc bien que je t'aimais.

Car d'autres femmes, j'en désire en permanence, comme si mon simple but était de reluquer des paires de fesses se dandinant devant mes yeux avides lorsque je rentre du boulot, de fantasmer sur toutes celles que je n'ai pas encore goûtée avec fougue et passion au détour d'une nuit. Je les désire, oui. Mais je ne les aime pas.

Et pourtant, j'aime faire l'amour. Cela devrait me suffire non ? J'aime quand elle me suce longuement, qu'elle me fait frémir sous ses petites douceurs, qu'elle m'offre son intimité en venant la poser contre ma bouche, me demandant d'y enfouir ma langue pour la faire couler jusqu'à la déraison. J'aime aussi la sentir s'évader en se faisant de plus en plus chienne, en s'offrant à moi comme je peux m'offrir à elle. Car dans ces moments-là, il n'y a plus de limites. La morale prend soudain un air distrait, et seul ce mélange des pulsions, des énergies, des mots et des gestes libidineux me retiennent de m'ennuyer.

Bien entendu, je suis toujours honoré lorsque l'on s'offre à moi, et je ne crois pas être un mauvais gars. La baise peut s'avérer bestiale, vulgaire, mais j'ai toujours cette tendresse au fond de moi, ce désir profond de voir l'autre prendre son pied. Il est parfois difficile d'ailleurs d'employer certaines paroles. Quelques-unes s'offusquent d'entendre un " p'tite salope ", d'autres sont choquées d'un " j'ai envie de ton cul " ou de " j'adore te lécher la chatte ". Est-ce pour autant qu'on ne les respecte pas ? Oui je sais. Nous sommes tous des cas particuliers en la matière. Pour ma part, je ne crois pas que cela remette en question ma tendresse et mon respect pour l'autre. C'est dit.

J'aime faire l'amour, et je n'aime pas forcément celui ou celle avec qui je le fais. J'aime désirer, c'est un vice comme un autre.

Aimer. Oui. Quel drôle de mot.

Aimer, ou l'art du dilemme.

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Commentaires
L
Je réagissais effectivement par rapport à la 1ère partie de ton commentaire, sur le "quelques-unes".<br /> Je pense avoir bien compris le sens de ton propos, mais je ne veux pas trop en dire ici, sinon je n'aurais plus à rien à raconter dans mes prochains sujets ! ;-)
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L
"Tous les plaisirs sont dans la nature ..Il faut apprendre à composer selon les situations... Etc.. "<br /> <br /> Ai-je dit le contraire quelque part? Ou alors je me suis mal exprimée ou pas assez explicite... ou tu m'as mal comprise.<br /> <br /> Si tu as rebondi sur la première partie de mon commentaire où j'insiste sur le "quelques unes", je voulais surtout exprimer mon étonnement de lire un "quelques unes" de la bouche d'un homme.<br /> <br /> Il me semble, qu'une majorité de femmes sont plutôt habituées à des "trop de femmes" ou "beaucoup de femmes" quand il s'agit de parler de quelque chose qui ne plait pas tant que ça, ou qui surprend ou pire qui déçoit. <br /> <br /> Mais, toi tu n'as dit que "quelques unes". Je trouve que ton "quelques unes" te fait sortir du lot rapport à ton estime de la femme.<br /> <br /> Tu comprends mieux le fond de ma pensée?
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L
Lili, tous les plaisirs sont dans la nature. Il faut apprendre à composer selon les situations, ne rien imposer à l'autre et ne rien lui enlever non plus.<br /> Complexe alchimie que celle de la sexualité.
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L
Pour moi, l'amour n'est pas une évidence parce qu'il existent plusieurs façon d'aimer... <br /> Désirer avec douceur... c'est aimer...<br /> Aimer à donner sa vie pour la vie de l'autre, c'est aussi aimer ! <br /> Mais je ne parle que pour moi !
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L
Je me suis attardée sur la fin de ton message, sur la phrase qui commence par "quelques unes s'offusquent... ".J'aime bien le quelques unes ;-) Il y a des femmes qui mendieraient presque ces "grossièretés" exquises (et encore c'est soft les p'tits mots doux dans ton message là .. lol)<br /> <br /> <br /> Sur le désir et l'amour..... vaste débat... Le désir me fait penser à un volcan qui nait, grandit, se nourrit, qui sommeille et peut se manifester à tout instant, exploser et se rendormir puis renaître, on est tous des volcans en puissance.... L'amour pour moi c'est juste une évidence qui ne mérite aucune question... Se demander pourquoi aimer quelqu'un, je trouve ça aussi inutile que de se demander pourquoi la Terre est Ronde.
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